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Maud san

L’esprit créatif et artistique de l’équipe… Sa cuisine s’identifie plus à un atelier-laboratoire.

Interview 

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je suis cheffe de cuisine, très attachée à une approche plus responsable et plus humaine de ce métier. Le végétal, la nature et la création sont au centre de mon travail. En dehors de la cuisine, j’ai besoin d’espaces pour souffler : la peinture, la poterie, les balades en forêt… des moments essentiels pour m’évader et relâcher la pression d’un métier aussi exigeant.

 

Ton parcours t’a menée de la gastronomie française au Japon. Comment cette double culture influence-t-elle ta cuisine aujourd’hui ?

Le Japon a profondément marqué ma façon de cuisiner. J’utilise beaucoup de produits japonais, de fermentations, et une certaine simplicité héritée de cette culture. J’y associe des techniques, une rigueur et une créativité française. (Un lâcher-prise et aller à l’encontre des traditions ~ état d’esprit français….)

C’est un équilibre que je travaille entre précision et intuition.

 

Tu as vécu et étudié au Japon. Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté humainement et culinairement ?

Humainement, elle m’a appris le lâcher-prise et une autre relation au temps. Culinairement, j’y ai découvert un respect très profond du produit, de la saisonnalité et du geste juste. Des bases qui me guident encore aujourd’hui.

 

Le thé occupe une place importante à ThéRâPie. Quel est ton lien personnel avec le thé ?

Le thé fait partie de mon univers depuis longtemps : ma mère tient une boutique de thé dans le sud de la France, et chaque visite est l’occasion de goûter de nouvelles choses et d’échanger avec elle. Au Japon, j’ai aussi eu la chance de travailler avec un maître de thé, qui m’a fait découvrir tout le processus, de la cueillette jusqu’à la cérémonie du matcha. Cela m’a beaucoup marquée. Pour moi, le thé se rapproche du travail d’un sommelier : connaître l’origine, le terroir, les méthodes, et apprendre à reconnaître les nuances, parfois même à l’aveugle.

 

Ta cuisine est très marquée par le végétal. Pourquoi est-ce si important pour toi ?

Le végétal est un vrai terrain de jeu, mais aussi un vrai défi. Avec la viande ou le poisson, le produit s’exprime souvent de lui-même. Le légume, lui, demande une réflexion plus poussée : les cuissons, les assaisonnements, les textures… Tout est à construire. Et il reste encore énormément à explorer. Il y a aussi une évidence écologique : quand on connaît l’impact de la surconsommation de viande, il me semble essentiel de montrer qu’une cuisine végétale peut être gourmande, inventive et pleinement satisfaisante.

 

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre ThéRâPie ?

La confiance qu’on m’a accordée. Pouvoir être cheffe de cuisine à mon âge, avec la liberté de présenter directement mes créations aux clients, a été une vraie source de motivation.

 

Ton moment préféré en cuisine à ThéRâPie ?

Quand une idée prend forme, devient un plat… et que je le vois arriver sur la table des clients.

 

Si tu devais décrire ta cuisine en un mot ?

Une cuisine végétale d’émotions (ou du moins qui s’en rapproche au maximum)

 

Qu’aimerais-tu que les clients ressentent en goûtant ta cuisine ?

J’aimerais qu’ils ressentent une cuisine saine et digeste, dans laquelle on se fait vraiment plaisir. ThéRâPie est un lieu calme et apaisant, et j’essaie de transmettre cette atmosphère dans l’assiette : se sentir bien dans son corps et dans son esprit, parce que l’alimentation y contribue énormément.

 

Un détail que les clients ne voient pas toujours ?

Tout le travail en amont. Le temps de réflexion, l’idée de départ, les tests, les ajustements… Ce questionnement permanent pour transformer une intuition en quelque chose de personnel et de vivant dans l’assiette.

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